Elections législatives  12-19 Juin 2022

Français  résidant à l’étranger

 

9ème  Circonscription

 

La Nueve  -  A Nona  -  الدائرة التاسعة

Pour

LA COMMUNAUTE FRANCOPHONE  DE DESTIN

 

Notre  circonscription des français à l’étranger  s’appelle « La 9 ème ». C’est un grand  signe  de l’ histoire , inconnu de beaucoup. Lorsqu’en effet la 2 ème division blindée de Leclerc  est partie de Temara en 1943 , au Maroc de sa Majesté  Mohammed V , il  y avait 146 combattants espagnols qui formaient la « 9ème » compagnie de cette division.  

 

Le 31  juillet 1944, après  des combats notamment en Tunisie contre l’ Afrika Corps de Rommel,  ces hommes de « la 9ème »  débarquent en Normandie sur la plage d’Utah Beach

Le 23 août sur leurs  halftracks légers, à 2Oh par La porte d’Italie , ils entrent dans Paris.

A 21h30  ils nettoient les derniers nids allemands de mitrailleuses 

A 23 h ils ont libéré Paris et le Conseil National de la Résistance les reçoit à l’Hôtel de ville.

Le 24 août , c’est  « la 9 ème »  qui sécurise le Palais Bourbon , l’ Assemblée Nationale (  où notre député(e)de la « 9 ème »  ,élu  ( e) par   par vous , entrera le 30  juin 2022).

Le 26  août ce sont les hommes de la « 9 ème »  que de Gaulle  voudra  comme garde autour de lui  pour descendre les Champs Elysées.

Le 23 novembre, « la 9ème » est à la libération de Strasbourg  où un Spahi marocain hisse le drapeau  français sur la Cathédrale .

Et le 5 mai 1945, c’est toujours « la 9 ème » qui s’empare du Nid d’ Aigle de Hitler à Berchtesgaden

 

    Des 146 combattants partis de Temara en 1943 , ils n’étaient plus que 16 survivants ce jour là.

 L’histoire  garde leur mémoire sous leur  nom espagnol de :

 

« La Nueve ».

« La Neuvième ». 

A Nona

« الدائرة التاسعة

Parce que notre  circonscription  porte  ainsi  le  nom mythique   de « la Neuvième » , il faut , pour assurer  l’ avenir de chacun  de nous, face aux  immenses  défis qui se posent à nous ,  que nos propositions  soient à la hauteur

 

A)   Le constat : Des défis  stratégiques en commun

Nous les voyons et nous  en  vivons les effets. C’est :

 

  •  le défi climatique ,   avec spécialement    l’eau  en déficit  pour les paysans  marocains ou du nord et le  9 ème forum mondial de l’eau, à  Dakar, du 21 au 26 mars , l’a encore  rappelé ;

  • le défi pandémique  qui nous a confinés ;

  • et évidemment  le défi sécuritaire, autrement plus présent  pour  vous  , nos 8600  compatriotes du Mali  ou vous  ,nos 3600 expatriés  au Burkina – Faso, que  pour nos  compatriotes métropolitains .

 

Mais  aujourd’hui  et pour les mois  qui viennent,  le   défi majeur  est  alimentaire. Dans   nos   16 pays  du sud   nous le voyons  déjà avec l’inflation des prix  des aliments   Durant le ramadan le prix par exemple de la tomate , indispensable   pour la « chorba »  du soir , avait  flambé à plus d’un euro le kilo

> En  France  même d’ailleurs  , nous avions   déjà  senti le vent du boulet  en 2020   lors du confinement .Mais maintenant , avec  l’arrêt  des exportations des céréales  et des oléagineux de Russie et d’Ukraine,  nous allons découvrir    ce qu’est  la perte de la souveraineté  alimentaire,. Puisqu’il  ne nous reste plus que 389 000 exploitations agricoles , après que nous ayons aveuglément laissé disparaitre ,20 ans durant, une ferme  chaque 15 minutes , soit  plus  de 90  fermes perdues   par jour... !

 > Ici , en  Afrique , au nord  et  à l’ouest :

 

* Souvenez vous   , en 2008 déjà aussi, à Dakar

 

*En 2011 à nouveau, aprèsla sécheresse de l’été 2010, sur la France et la Russie , la tonne deblé était montée vers les 300 euros

 

   Ÿ  Aujourd’hui  c’est pire. Pour toutes les raisons que l’on sait.   Il  faut  alors  répondre  durablement  à ce défi. Sinon il peut   déstabiliser  à la fois  directement ici , au sud de la méditerranée , et aussi indirectement au nord , chez nous en France. Car lorsqu’on est en  insécurité,  on fait évidemment    comme les Ukrainiens ... On part ailleurs assurer  sa vie.

 

Voici alors mes propositions de fond. Pour aller  enfin aux vraies  solutions . Parce que  vous  comprenez bien  que l’on ne peut   continuer « 107 ans » encore à mettre des rustines en guise de traitement des   problèmes  posés

 

B)  Mes   propositions : Trois  audaces stratégiques à  porter en commun

 

Bien sûr que dans l’immédiat, en ayant les problèmes concrets de la vie d’expatrié  de chaque jour, notamment pour la couverture sociale et le remboursement  des frais de maladie,,  ceux de votre statut  fiscal   , avec     la fiscalité  des   retraites ,  ou encore  ceux  de la scolarisation des enfants ,  je vais, en  député professeur  de droit,  ,   vous faciliter  les tâches . Pour  faire en sorte que loin  des yeux de la France de Paris vous ne soyez pas en plus loin du cœur de la solidarité nationale. Immédiatement pour être concret, nous constitueront un Fonds d’assistance solidaire mutualisée , que  vous , nos 177 000 compatriotes de la 9 ème , gèreraient  mutuellement et qui sera alimenté chaque mois en priorité par le versement de mon indemnité de député ,mise ainsi à disposition de ce pot de solidarité commune

Mais,  chers compatriotes et cher(e)s ami(e)s ,  vous comprenez  bien  que l’on  ne prépare pas l’avenir en  pédalant avec le nez uniquement dans le guidon . Evidemment qu’il nous faut lever la tête et regarder loin devant . Là où  se joue notre sécurité , à la fois  alimentaire ,    économique  et  internationale

1°)  Pour notre   sécurité alimentaire  commune : Une  Politique Agricole

        Méditerranéenne , la PAM, extensible   au sud .

 

Comme il y a depuis   60 ans une  Politique Agricole Commune ,  la   PAC, européenne ,   il faut maintenant   une PAM. Ce qui   veut dire concrètement :

 

- En s’appuyant sur  ce qui existe  déjà,  notamment :

  • L’Union  pour la Méditerranée

  • Le Parlement Euro-Méditerranée ( EURO-MED)

  • La politique européenne de voisinage renouvelé

  • Le projet FARM, ou Food Agricultural Résilience Mission)

 

- Et avec les objectifs :

  • De préserver le capital  nourricier local de nos  pays , dont les semences .

  • De protéger nos filières vitales , quand on sait que même la France importe 66% de ses pâtes.

  • D’optimiser toutes nos ressources,  par exemple  le  poisson des  provinces sahariennes marocaines,  premier  producteur  africain, mais  aussi  de Mauritanie, du Sénégal, en prenant   modèle sur l’ Islande qui génère jusqu’à 80 euros de revenus par Kg de poisson  , d’où sont tirés  des ingrédients cosmétiques, pharmaceutiques et même du cuir de poisson.

 

- Mettre en place  , pour la grande région Méditerranée,  trois    des   quatre  outils  très efficaces  qui, de 1962 à 1992 , avaient  créé, la puissance agricole  de l’ Europe et spécialement de la France , à savoir :

     

  • Des  stocks de sécurité   stabilisateurs (et ce faisant  anti spéculateurs ) , en blé dur , viandes , huiles, lait. ,sucre.

 

  • Des  prix garantis aux paysans , (et pas seulement aux consommateurs par la Caisse  de compensation au Maroc notamment)   pour les productions de base ,   sécurisant ainsi les investissements , parce que la nourriture humaine ne doit pas se jouer à la roulette « russe » des marchés mondiaux

 

  • La préférence agricole euro-méditerranéenne, élargie,  , ce qui veut dire que la sécurité  agro-alimentaire de nos pays de la grande aire méditerranéenne et francophone, doit passer en priorité  par nos  productions et potentiels quand la Côte d’Ivoire par exemple ale potentiel hydrologique et  agri-écologique d’une puissance agricole

      

       2°)  Pour notre  sécurité  internationale commune : Une   Communauté économique  francophone de destin .

 

  •  Il y  a déjà une communauté  anglophone ,une  « anglo-sphère » , cimentée  par la langue , comme  si  une « nation anglophone » chapeautait  les nations  membres de cette communauté  de destin. On l’ a encore vue lorsque sur  un marché  de  sous  marins , Australie  , Grande Bretagne et  Etats Unis , se sont accordés contre nous  .

 

Certes  ,depuis  50 ans ,  nous  avons  l’ organisation  internationale de la  francophonie ,aux 61 membres. Elle organise même les « Jeux francophones » chaque 4 ans  , dans l’année post olympique, avec les prochains qui vont  d’ailleurs  avoir lieu  ,du 19  au 28 août, à Kinshasa. Les 19 et 20 novembre , à Djerba, aura   lieu aussi , enfin , le 18 ème sommet de la francophonie ,qui se réunit tous les deus ans . Mais  cette OIF est  une  machine  ronronnante  face  au rouleau  compresseur anglophone .

 

  • Il nous faut donc impérativement changer de  dimension, en nous donnant  les  bases  organisationnelles  d’un rayonnement économique, politique, diplomatique et  international, pour relever les trois défis alimentaires , énergétiques , sanitaires

 

La Communauté  économique francophone  de destin  c’est cela. La  vision    d’un espace  de solidarités  optimales , en une audacieuse Union,  économique , universitaire , scientifique , francophone, qui  va compter en 2050 les  516  millions de francophones de notre 9ème circonscription. Soit un puissant moteur d’un  nouveau modèle de croissance inclusive , parce que cette fois  créatrice d’emplois,  qui fera de nous un grand espace de co -prospérité où nos jeunes de nos  16 pays africains cesseront d’être marginalisés , dans la dépendance,  l’impatience et la défiance, tout  comme  notre  nation   ,  la France,  cessera de se voir déclasser.

 

Cet immense projet qui changera nos destins et celui des enfants qui vont nous venir, avec votre soutien intelligent nous allons le porter en quatre   séries d propositions précises, concrètes. Soit :

 

a - Fédérer , optimiser et dynamiser ce qui existe comme le Forumfrancophone des affaires

b - Créer  trois  appareils institutionnels  légers,  innovateurs  et   intégrateurs   :

  • Une haute autorité exécutive francophone

  • Un Conseil  des ministres  francophone

  • Un Parlement  francophone

 

c - Desprincipes juridiques intégrateurs , dont « 

 

d - Des actes politiques catalyseurs avec en priorité notamment

  • Un parcours   universitaire francophone  et de formations techniques  professionnalisantes  ,   en   un puissant   réseau universitaire   intégré

  • Un passeport universitaire francophone

  • Des brevets d’une recherche francophone boostée

3°)  Pour notre sécurité  économique  commune : la mise en place  d’une cinquième économie, l’économie de la vie

 

 Après  avoir  inventé  l’économie de la terre , avec l’agriculture , il y a 9000 ans ; l ‘économie de l’acier , avec l’industrie  , il  y a  200 ans ; l’économie  du sable  et du silicium , avec l’électronique, il y a 50 ans, et l’économie  du vent , avec les marchés financiers, il y  a  20 ans, est  venu le temps de la nouvelle économie du XXIème siècle , l’économie de la vie

 

    Concrètement cela  veut dire :

 

  1. Que le vieillissement au  nord  de notre espace  francophone  crée le  besoin en expansion continue de centaines de milliers  d ‘emplois spécialisés, en des filières professionnelles multiples .

  2. Cette demande en croissance durable  d’ici 2040 , appelle une  offre pour la satisfaire. C ‘est précisément elle qui  va faire naître :

  • D’abord un éco système de nouveaux métiers en cascade, pour les jeunes des  16 pays de notre circonscription francophone.

  • Ensuite et surtout un nouveau modèle de développement durable , basé sur l’humain , après des décennies du modèle de développement par le tourisme de masse , de Saïdia  , au Maroc , à Cap Skirring, au Sénégal,  et plus récemment du développement par les zones franches , dont Tanger Med est le symbole de réussite

 

    Concrètement , la nouvelle économie de la vie  s’enclenche politiquement en  priorité  par :

 

** de 20 000 jeunes formés à chaque promotions annuelles.

 

** de grands pôles de formation  structurante, notamment à Rabat, Dakar, Abidjan, pour la formations en synergie à toute la gamme des  métiers de       la  vie . Pas seulement  ceux  des filières de  la santé , de l’assistance et  de la recherche scientifique appliquée  , mais aussi les métiers

 

  • d’un    nouvel éco urbanisme  de l’harmonie  dans nos  villes qui  vont devoir être  repensées  plus sobres et plus saines ,  en « villes  oasis » éco autonomes ,  aux ressources et aux déchets en économie circulaire.Surtout dans nos 16 pays où plus de 70 % de la  population est urbanisée,  

 

  • de  l’architecture de vie inclusive   inter-générationnelle  à mettre juridiquement en place

 

  • et  jusqu’aux métiers   de l’art et de l’artisanat    préparés  dans des  écoles  de tous les arts    d’une  culture intellectuelle de la vie